Peine de mort pour un tueur

Je m’étais jurée que je ferais de ce blog un truc drôle. Pour t’intéresser, toi lecteur potentiel. Mais bon, j’y arrive pas. J’utilise ce blog seulement quand j’ai besoin de parler d’un truc qui me révolte, d’une chose tellement triste, qu’au final, c’est au dessus de mes forces d’en rire.

J’ai tenté de toutes mes forces de prendre avec humour les réactions violentes à l’égard des écolos, des végétariens, des musulmans, des féministes, des homosexuels, des femmes, des handicapés, des immigrés, des SDF, des criminels… Mais j’en ai marre d’entendre sans cesse les mêmes idées reçues qui incitent à la haine et à l’intolérance. Alors j’arrête de rire faussement, et je grince librement des dents. Là.

Et là, tout de suite, après avoir écouté les infos au sujet de ce criminel entré dans l’engrenage d’une folie meurtrière l’ayant poussé à abattre militaires, parents puis enfants, à Toulouse, je grince des dents. Vraiment. La peur qui fait loi a reprit ses droits et pousse les meilleurs à juger sans conscience un homme qu’ils ne connaissent pas. Un tueur. Mais un homme malgré tout. Avec des sentiments, des rêves, des désirs et des traumas. Comme ses victimes. Ce fait divers est une tragédie, nous sommes tous d’accord pour dire ça. Mais pour moi, c’est tragique à bien des égards : pour les victimes et leur entourage qui vivront avec une blessure qu’on ne nomme pas, pour la France qui s’enfonce un peu plus dans l’engrenage de la peur et de la haine, et pour cet homme, qui est passé à l’acte pour une raison obscure et qui a foutu sa vie en l’air, sans doute parce qu’il a pas su réfléchir assez avant d’aller tuer des gens qui n’ont rien fait.

Et alors, je m’interroge. Un peu sur les victimes, beaucoup sur le tueur. Les victimes, j’arrive aisément à imaginer leur tristesse. Le poids de la mort qui les écrase… De toute façon des témoignages d’endeuillés, au 20h, on nous en sert tellement des tartines -de manière tellement impudique que ça me met mal à l’aise- que je risque pas d’ignorer leurs sentiments. Mais ce tueur, qui est-il ? Pourquoi est-il passé à l’acte maintenant ? D’où vient-il ? Pourquoi se dit-il membre (sympathisant ?) d’Al-Qaïda ? Est-ce seulement vrai ? A-t-il tué des innocents parce que dans les autres pays sous le joug français, les soldats de notre patrie en tuent tous les jours sans que justice ne soit faite ? A-t-il voulu appliquer la loi du Talion et venger les meurtres des siens de l’autre côté de la méditerranée ? A-t-il tué pour d’autres raisons ? Ou pour aucune ? De sang-froid, juste comme ça ? Ça serait tellement plus simple, n’est-ce pas ? S’il tue de sang-froid -surtout des enfants-, alors il n’a pas de sentiments. S’il n’a pas de sentiments, il n’est pas humain. Donc s’il n’est pas humain, le tuer au nom de la loi, ça n’a rien d’inhumain, pas vrai ?

J’entends tout le monde en parler, et au final, j’ai envie de me taire. Je peux pas répondre à des phrases comme « non, faut pas le tuer, il souffrira pas assez », suivit d’un rire de crécelle. Pardon, je goûte pas cet humour. Surtout quand c’est suivit d’un « non, pas la peine de mort, mais le mettre en prison à perpétuité pour de vrai, moi ça me semble nécessaire ». A perpétuité pour de vrai. Donc jusqu’à la fin de ses jours, en somme. Hop ! Peu importe que tu changes -comme n’importe quel être humain-, que tu regrettes, que tu t’amendes… Tu restes au trou et t’en sortiras seulement les pieds devant.

Tout le monde joue le jeu des partisans politiques de l’extrême. Vous voyez ? Cet homme, seul, exceptionnel dans le sens premier du terme, justifiera des années de politiques anti islamiques et Pro-peine de mort. Tuons ceux qui tuent, mettons dehors le bouc émissaire que nous avons trouvé. La raison pour laquelle cet homme en est venu à tuer ? Secret. Ou mensonges : « parce qu’il est arabe » diront certain(e)s candidat(e)s, en caricaturant à peine ?

En attendant, les rebeux souffrent, même innocents.
Et sinon, on s’aperçoit que la politique française actuelle méprise les Vies au profit des lobies. Enjoy !

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Sollicitation

Good

Non. Non j’y suis pour rien, arrêtez de me demander de l’argent, du temps, des bisous et tout et tout. Ras la casquette de devoir donner sans arrêt sans jamais recevoir. Sidaction, Restos du cœur, Médecins sans frontière, Amnistie internationale… Et sinon, du temps pour vivre, non, j’ai pas le droit ? Je peux pas mettre un pied dans la rue sans qu’on me harcèle. Flûte.

J’y suis pour rien moi. C’est pas à moi de payer les raisons pour lesquelles les gens sont dans la misère. Je m’en mets pas plein les fouilles  sur le dos des ouvriers, je magouille pas au sein du gouvernement, je spécule pas, je créé pas de fric et je mens pas à la population au sujet de la crise. Alors chères associations, allez donc chercher des noises à ceux qui engendrent la misère et foutez la paix au p’tit prolétaire moyen.

Et laissez dans la mouise ceux qui ont un besoin d’aide immédiat. Arrêtez de sensibiliser sur ces injustices courantes, banalisées, injustes, horribles, racistes, homophobes, discriminatoires, machistes… Ces violences dont on se lasse parce qu’on les voit partout, mais qui sont pourtant réelles, qui font souffrir, qui heurtent, qui blessent, qui… tuent. Ces violences qui paraissent normales tant elles sont nombreuses alors qu’elles ne devraient pas avoir lieu dans un pays qui prône l’égalité, l’entraide, la liberté.

Cette liberté qu’on a de rendre un sourire avec un acte simple, quelques minutes de notre temps… S’arrêter un instant pour penser à autrui, même si on a pas grand chose, parce que telle est la générosité : peu importe ce qu’on a, toujours donner ce qu’on peut. Donner parfois autre chose que de l’argent, donner du temps, de l’attention, un peu de douceur dans ce monde sans foi ni loi. Permettre à ceux qui n’ont plus rien de posséder un peu de bonheur, de chaleur… Apportés par des comités d’entraide qui ne les oublient pas quand on ne pense plus qu’à la crise.

Sidaction, Restos du cœur, Médecins sans frontière, Amnistie internationale… Vous nous rappelez que le monde de demain ne doit pas être fait sur le cadavre des nôtres. Et même si parfois vous me faites profondément chier dans la rue parce que je suis pressée, je vous aime, vous admire et vous soutiens. Parce que vous êtes l’espoir qui nous ramène aux autres, vous êtes l’entraide simplifiée qu’on peut offrir, vous êtes la preuve qu’il y a encore de l’espoir et que même après avoir touché le fond, on peut encore se redresser. Et surtout vous êtes ceux qui rappellent qu’aider, donner, c’est un gain invisible et personnel qui s’appelle le partage.

Et aujourd’hui, je mets les restos du cœur à l’honneur. Parce qu’un billet de blog, c’est 10 repas offerts à des démunis. Merci. Merci de me donner la possibilité d’aider… Juste un peu.

De l’aide aux restos du cœur ?

Enfin, à toi lecteur, si tu as pensé comme ce que j’ai dit au début, souviens toi que celui qui a faim se soucie peu de demain. Tout ce qu’il voudra c’est du pain dans l’immédiat.
« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras« .

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Bébé sur internet

Ya un truc que j’arrive pas à comprendre. Enfin, ça m’échappe. Complètement.

Vous avez sûrement, comme tout le monde, entendu parler de la pédopornographie sur internet. Ce truc qui donne des frissons dans le dos de tout le monde. Parce que la pédophilie, il n’y a pas pire, hein, entendons nous bien ma bonne dame. Les pédophiles, ce sont pas des humains et ils sont la lie de l’humanité. Bref, je m’égare. Donc la pédophilie ça fait peur, ça on savait. Les pédophiles sont aussi sûr internet. On savait aussi. Parce que l’anonymat que délivre internet peut les protéger en partie. Bon.

Qu’en conclus-je ? Qu’internet peut être dangereux et que donc, il faut que je me protège. Non ? J’ai tort ? Enfin, je veux dire, le cheminement de pensée est pas très difficile je trouve : Internet délivre anonymat > n’importe qui peut faire presque ce qu’il veut sur la toile sans être trop inquiété > internet est dangereux > je protège ma vie privée un minimum.

Et chose folle, je vois de plus en plus de gens mettre des photos de leurs enfants fraichement pondus sur internet sans chercher à se protéger d’une quelconque manière. Wow. Franchement, je suis contre le délire de la paranoïa. Le « sécurité avant tout, cadenas et tout le tralala-muahah-vous-m’aurez-pas », mais là, j’arrive pas à saisir le concept. On crie à la sécurité des enfants à tel point qu’on est allé jusqu’à enlever les balançoires des cours de récré, par « sécurité » comme y disent, mais on expose ses mômes comme dans une vitrine sur internet sans se soucier du fait que -peut-être- des gens mal intentionnés pourraient tomber dessus. Parce que je rappelle que pour certains, retrouver une adresse IP, c’est comme chercher dans le bottin, hein.

Enfin bref, moi je m’en fous, les gens font ce qu’ils veulent des photos de leur mômes. Mais j’avoue que sans aller jusqu’à crier à la mise en garde des pédophiles de l’internet, moi, en tant qu’ado, je crois que je serais moyennement contente de découvrir que ma môman d’amûr à posté des photos de moi sur la toile. Imaginez ma joie : si on tape mon nom sur Google, on me voit sur le pot. Joie. A un âge où on se construit, ça doit vachement aider que les copains puissent trouver des photos de moi sur internet en barboteuse rose.

Alors, flûte, crotte et biscornouille, respectez vos gosses, chers parents ! Ils ont une vie privée, même s’ils sont pas encore en âge de la revendiquer et peut-être qu’à 15 ans, ils vous remercierons de pas avoir fait « comme la maman à Franck » en postant des photos tout partout.

Moi, les photos où j’ai pas encore de nichons et où je fais des trucs de gamine, elles sont rangées dans des albums photos et je les regarde avec mes parents les soirs où on a envie, où on veut se rappeler avec tendresse de l’époque où je disais « j’ai tombé ». Et cette tendresse, on a pas besoin de l’exposer aux yeux du monde pour savoir qu’elle existe. Voilà.

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Acta, ça se sent que c’est toi !

Nouvel article, ça faisait longtemps. Hier je disais que je conspuais la télévision. Aujourd’hui j’ai l’impression qu’on va me retirer mon joujou qui l’a remplacée. Je suis comme un gosse à qui on va retirer le premier livre qu’il arrive à déchiffrer, non sans fierté. On veut me retirer internet. Fini la culture libre alors ? Moi qui pensait pouvoir me la péter encore un peu un étalant mes connaissances fraichement tirées de wikipédia et de youtube ! Ben je l’ai dans l’os. Je vais à nouveau passer pour une inculte. Merci l’ACTA !

Parce que si c’est pour retourner me poser devant TF1 pour que Patrick Le Lay vendent mon cerveau à Coca Cola, non merci. Je vais retourner jouer à Pokémon, et quand on me demandera mon avis sur la fission nucléaire, je répondrai que mon Tortank est niveau 98.

Alors voilà, frustrée, je me retrouve à vous écrire un article. Pour vous dire quoi ? Je sais pas trop. J’ai lu des tas de choses et s’en devient risible. Tout le monde se traite d’hypocrites, de voleurs et de vilains messieurs.  Certains partis politiques tirent leurs épingle du Jeu (cc Marine LePen) en mettant les jeunes dans leurs poches (et c’est bien joué), d’autres fustigent ces connards d’Anonymous qui sont des dictateur de l’internet (paraît-il), tout à coup, l’ACTA qui n’était qu’un vague concept pour moi arrive comme un parpaing écrasant ma tartelette aux fraises d’illusion (merci Boulet pour la métaphore), et j’apprends qu’on va peut-être fermer wikipédia et youtube.

Merci hé, et j’fais comment mes exposés moi, après ? Vous allez quand-même pas me faire aller dans une bibliothèque, hein ?
J’fais comment pour regarder des vidéos alakon ?Je les enregistre sur des cassettes ? Que vont devenir le Zap de Spi0n, les asdfmovies, le Visiteur du Futur, Nuka Break, le Nostaligia Critiq, le Joueur du Grenier, la flanders Company, et toutes ces autres vidéos créées dans un but non lucratif ?!

Le pire c’est que je sens le revers hypocrite. Les gouvernements disent vouloir protéger les artistes. Concrètement, ce que je me destine à être, donc. Hé les gens ! Je me sens vachement protégée là ! Grâce à votre loi, non seulement, je serai toujours exploitée par ma potentielle maisons d’édition qui me paiera 5% des bénéfices fait sur mon travail, mais en plus maintenant, si j’ai bien compris, je pourrais pas partager gratuitement sur internet ce que j’ai créé sans risquer de me prendre un procès au derrière par ma propre boîte pour avoir partagé mon travail ? Trop cool !

J’ai pas arrêté de lire des tas d’article. On parle d’éthique. On parle de droit. On utilise des grands mots, etc, etc. Moi, avec tout ce tintouin, tout ce que je comprends, c’est que je vais plus pouvoir accèder facilement à l’information. Moi qui mets un point d’honneur à ne pas regarder la télé parce qu’elle m’agresse, si je veux voir une retransmission de débat télévisé, si je veux écouter une émission de radio que j’ai râtée, si je veux lire un livre avant de l’acheter, trouver un renseignement simple sur un artiste ou une oeuvre, si je veux me faire connaître par internet, tout simplement… Ben je pourrais plus. Je pourrais moins. Je serais surveillée.

Big Brother vous regarde.

Quelques articles :

  1. Megaupload c’est caca (lire  les réponses de Castor Anonyme, dans les commentaires)
  2. Le copright en guerre contre ce qu’il créé
  3. Acta va trop loin
  4. Megaupload décède
  5. Megaupload et Anonymous
  6. Avaaz parle de l’Acta
Lire l'article entierCommentaires { 0 }

La télévision, ce démon (ouais ben j’dis démon si je veux)

Bon.

Je pense qu’il est temps. Que vous êtes près. Je pense que vous avez enfin compris que j’étais une attardée marginale qui mord les petits enfants quand ils viennent lui faire des bisous. Je peux donc enfin vous le dire… Tout vous avouer : je hais la télévision.

*Aaaah* *Hiii* *Immolez-la* *Démon* *Pot de confiture !* *Pff, elle veut encore faire son intéressante*

Oui, pardon. Je l’aime pas. A chaque fois que je la regarde, j’ai l’impression qu’elle me fait caca dans la tête. C’est fou, non ? Son monde est gorgé de paillettes mais les esprits n’y sont franchement pas brillant. Navrée de vous le dire, mais ceux qui sont considérés comme des flèches de réflexion sont des gens comme Zemmour. Avouez que ça fout les jetons. Alors ça rigole, tout le monde s’aime, les plateaux font de la lumière, les gonzesses sont pulpeuses et les hommes bien virils… Même les informations -souvent mauvaises- brillent et font des petits cœurs. Mais si, rohh… Quand ya quelqu’un qui meure par exemple, ya toujours quelqu’un pour le pleurer. Des clodos qui meurent seuls dans le froid ? Pfuit, connait pas.

Oui, oui, je sais, ya des trucs bien à la télé. Les films, les documentaires et les séries. Pis ya arté. Wouh. Amaizing. Bon déjà, on va mettre les choses au point : les films et les documentaires, c’est pas la télé. Ça a pas été pensé pour. C’est juste des rediffusions. Et ça passe pas aux heures de grandes audiences, en plus. Les séries, ben… Bon déjà, yen a beaucoup des merdiques. Et même quand elles le sont pas à la base, elle le deviennent vite tant le filon est usé pour faire un max de rendement. Seules quelques rares séries trouvent grâces à mes yeux. Mais ce ne sont que les miens.

De toute façon, films, séries, ou documentaires… Vous pouvez les regarder sans zapper bêtement devant le petit écran. Suffit d’acheter/louer/télécharger c’que vous voulez voir et vous pouvez vous en passer de votre boîte carrée. Donc bon.

Et puis ce que j’aime pas, avec la télé, c’est que tu peux pas choisir ce que tu vas regarder. Arrêtez avec votre flan de « on peut choisir la chaîne », parce que choisir entre Secret Story, la Star Ac’ et la messe du samedi soir, j’avoue que j’opterai facilement pour l’option « appuie-sur-le-titi-bouton-rouge-de-la-télécommande ». On peut pas choisir. Ya une chance sur dix mille pour que le jour où vous allez vous dire « tiens, je materais bien Le Cauchemar de Darwin » ce dernier passe à la télévision.  Et encore, dix mille, j’suis gentille.

Je vois même pas comment on peut être réellement intéressé par des émissions comme Secret Story ou le Maillon Faible. D’une part, c’est malsain (c’est du voyeurisme tout ce qu’il y a de plus sordide), mais en plus c’est affligeant. Moi, ça m’a désespérée. Comment des gens qui ont l’air d’avoir les vingt ans passés peuvent ils se comporter comme des collégiens ? Comment des gens peuvent vouloir participer à ces émissions ? En fait, c’est peut-être moi qui vis au pays des bisounours : depuis que je regarde plus la télé, je peux garder l’illusion que l’être humain est encore un animal doué de conscience.

J’aime pas la télé. J’aime pas ces débats télévisés dans lesquels je ne sais quels célébrités vont n’avoir de cesse de se faire des sourires hypocrites en se tirant la couverture pour avoir raison. J’aime pas ces show pleins de lumières et de couleurs qui font penser aux attrapes moustiques électriques. J’aime pas ces journaux télévisés qui me font penser à un fastfood de l’information. J’aime pas ces présentateurs télé qui sont en permanence en train de sourire et de vanter les mérites de leurs invités même quand ils ont affaire à des gros cons. J’aime pas cette manière de filmer les plateaux avec une focale démesurée pour faire croire que l’espace est immense alors qu’en fait ils sont ultra confinés. J’aime pas ces émissions où le but est de se ridiculiser les uns les autres pour faire plaisir au spectateur et lui donner l’impression qu’il est au-dessus de ceux qu’il regarde. J’aime pas les idées arrêtées que la télé promeut, j’aime pas la Pensée Unique ambiante sur chaque chaîne et dans chaque émission, j’aime pas ces publicités qui montrent tout le temps des familles blanches aisées catholiques et hétérosexuelles…

Et surtout, j’aime pas les gens qui s’imaginent que la télé est indispensable.

Sinon, vous pouvez regarder/lire les liens, là. Ça vous fera une bonne excuse pour végéter devant un écran, et ça stimulera votre neurone. Moui, je sais, j’suis adorable. Me remerciez pas, j’suis là pour ça.

Lien vers le documentaire « Le Jeu de la Mort »
Lien vers le documentaire « Du Temps de Cerveau Disponible »
Lien vers le livre « Acide Sulfurique » d’Amélie Nothomb :
C’est quoi la pensée unique ? :
D’après Wikipédia
Le site contre la Pensée Unique

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

L’Autre Amour

J’ai de l’admiration. De cette fascination que je vante encore et encore en taisant ton nom. Parce que si je le murmure j’ai peur du retour de bâton, de celui qui perdure jusqu’au creux des sillons. Tes talents à l’état pur, dans la transcendance énigmatique des figures, sont autant de beauté qu’on ne saura nommer. Tu es belle, tu sais ? Dans ton adresse simplissime d’un sourire en coin, dans le grand, dans l’infime, dans la fin des fins. Je me tais et t’observe, moi qui dois tant parler, et me transforme en homme trop intimidé. Tu as tant de hardiesse, tant de félicité… Je suis comme l’adolescent découvrant le désir, ne voulant ni souiller ou encore moins flétrir mais souhaitant de toute force t’enlacer d’un soupir.

Dans l’écorce de ma peau je t’admire vivante, te cache dans un coin de douceur qui me hante. Je t’encre à chaque instants qui me sont donnés dans la peau amère d’une fille mutilée. Je n’ai plus les bras pour t’aimer. Toi toute entière moi seule moitié. Tes mots tes regards sont mes trésors cachés, mes paroles des oiseaux effacés qui ne s’adresse qu’à toi quand je voudrais t’aider. Mais que pourrais tu faire de moignons entachés quand tu récupères déjà dans des bras aimés ?

Tout ce que tu fais, tout ce que tu vois, tout ce que tu touches du bout de tes doigts, sont des instruments qui se transforment et se meuvent dans des histoires de douceur et de si belles épreuves. J’aurais aimé faire partie de ton histoire, de tes yeux et de ton regard… Mais tout cela m’effleure ou me passe au travers. Je le vois ce sablier des enfers. Il entrera dans l’histoire et dans une logique abyssale : celui d’une séparation qui ne sera un mal que pour mon étreinte vide et un peu esseulée… Quand j’irai faire ma vie de cet autre côté.

Lire l'article entierCommentaire { 1 }

Le Pacte

Ça a fait un buzz sur internet. J’aurais préféré que le buzz soit en faveur de sortir du nucléaire. Mais nan. Vous l’avez tous vu, sans aucun doute, cette vidéo qui vous touche au plus profond de votre cœur d’Humain, avec un grand H, parce que vous, vous n’êtes pas une bête, vous avez de l’empathie… Vous êtes quelqu’un de bien. Ce policier qui a perdu son fils et qui considère que la Justice n’a pas fait son travail, qui appelle à signer une pétition pour une justice qui protège le citoyen, l’honnête. Les braves gens, comme dirait Brassens.

Le Pacte.

Le pire dans tout ça, c’est que je me suis faite avoir comme une dinde. Parce que oui, j’ai signé le pacte. J’en ai honte. J’ai pas réfléchi, ou si peu. J’ai même fait tourner… Comme une grosse quiche. Pourquoi suis-je si rageuse ? Parce que j’avais une pointe de suspicion, tout de même… Mais que la vidéo a su habilement toucher ma conscience de militante, mon orgueil de bobo bien calée derrière son écran qui s’imagine pouvoir faire la révolution assise… J’ai découvert cette vidéo par Facebook, comme beaucoup d’autres. J’ai vu un homme passer un message tremblotant, avec une voix ferme mais brisée, parler avec des grands mots comme « justice », « citoyens », parler de protection de l’autre, faire don de soi, etc. La vidéo est habile, l’homme se présente en martyr courageux qui affronte sa peur et sa douleur pour protéger autrui. Le ton est donné, la sympathie gagnée. Je pourrais être fière de vous dire qu’il n’a pas eu la mienne. Mais le résultat étant là, je vais pas rouler des mécaniques. Disons plutôt que je ne me suis pas attardée sur ses phrases grandiloquentes d’appel à l’entraide contre le vilain-pas-beau-meurtier de son état. Mais il clamait si bien et si fort l’injustice que je me suis faite piéger.

Car je n’ai pas confiance en la Justice. Elle sert trop les puissants, puni bien mieux les plus faibles… Elle est bien trop à l’image de notre gouvernement. Cette vidéo a tapé en plein dans ce manque de confiance. Elle m’a rappelé les histoires intolérables d’Omar Raddad ou de (plus en arrière) Dreyfus, m’a conforté dans mon idée qu’il fallait agir contre cette Justice inadmissible. Et j’ai signé. En me disant naïvement que si ça ne faisait pas de bien, ça ne pouvait pas faire de mal. J’avais encore quelques doutes, mais ils ont été balayés par des arguments chocs, comme les accusés venant les mains dans les poches et le sourire au lèvre. Et j’ai signé. Bordel.

J’ai signé une pétition qui va sans doute servir des propos d’extrême droite. Et ça me rend malade. Parce que je suis contre l’extrême droite, ne vous en déplaise (puisque Marine LePen a l’air d’avoir la côte en ce moment). Parce que je suis pour la protection de tous les citoyens, y compris ceux qui sont accusés. Parce qu’ils sont aussi des citoyens, des êtres humains et qu’on a trop tendance à l’oublier. Que c’est trop facile d’invectiver les criminels pour oublier nos petites lâchetés quotidiennes, que c’est trop facile de pointer du doigts pour mieux soulager sa conscience (« bon, je me suis garée sur la place réservée aux handicapés, mais moi, j’ai pas violé une mineure »).

Comment je me suis rendue compte de mon erreur me demanderez-vous, puisque la vidéo avait si bien su endormir ma méfiance ? En lisant cet article, que je vous conseille d’ailleurs, pour vous faire une idée. Pour comprendre et avoir toutes les cartes en main. Parce que si je ne crois pas avoir la science infuse, et que là encore, je pense pouvoir me tromper en donnant ma confiance à ce blogueur, il me semble toutefois nécessaire de faire en sorte que chacun possède toutes les informations pour faire ses choix. Je vous invite donc à regarder la vidéo donnée en lien tout en haut et à lire le lien du blog qui propose un autre point de vue avant de faire un choix quelconque, s’il n’a pas déjà été fait.

A l’instar de ce blogueur, je n’ai rien contre l’auteur de la vidéo du Pacte. Dans la douleur, avoir un jugement objectif, calme et réfléchi est extrêmement difficile. Seulement, il a choisit de se livrer sur le net. Et si je n’invective pas sa pensée, je trouve anormal qu’il se serve de sa douleur pour nous ranger derrière ses opinions politico-juridiques.
Je suis d’autant plus en colère que j’ai, en temps normal, une sainte horreur de ce genre de bassesse. Par bassesse, j’entends parler aux cœur des citoyens plutôt qu’à leur raison. Et j’en profite pour vous faire passer un message.

Ça vous fera bien rire, sans doute, que je vous fasse la leçon alors que j’ai été moi-même piégée très connement, mais je le fais quand-même : méfiez-vous de tout ce qui vous touche au cœur, quand il s’agit de décisions importantes. Parce que Disney et les mangas vous mentent : c’est pas vrai que les plus beaux liens du monde c’est l’amitié, que l’amour triomphe de tout et que les petits lapins se lèchent pas le trougnougnou pour être plus propre. C’est pas vrai que les gens qui ont des enfants sont pas des salauds, c’est pas vrai que dans la douleur on devient plus gentil, et c’est pas vrai que parce qu’on fait une bonne action, on est quelqu’un de bien de A à Z.

Ne croyez pas à ces images vendues dans les grands médias montrant Sarkozy* tenant la main d’une petite fille qui a perdu son papa flic pour faire croire que « Oh Sarko il a du cœur ». Ouais. Il a du cœur, j’en doute pas. Pour sa famille à lui, pour ses proches, et pour personne d’autre. Votre vie, vos enfants, il s’en tamponne, comme tous les puissants de ce monde. Il veut du fric, il l’aura, et ce sera à vos dépends. Tant que lui peut vivre dans le luxe et le confort, vous pouvez toujours crever. (NB : * »Sarkozy » peut être remplacé par Obama, Lepen, Bill Gates, Royal, Hollande, Johnny, Justin Bieber, Bettencourt, et j’en passe). Ayez confiance en votre raison, en votre cerveau et en votre sens critique plutôt qu’en vos sentiments. Ne cessez jamais de remettre en question et ne vous laissez pas avoir par les larmes, les sourires et tout ce qui touche à l’humain. Parce que c’est avec les sentiments qu’on manipule : avec votre peur en vous vendant de la sécurité, avec votre oisiveté en vous vendant du l’énergie « propre » nucléaire ou avec votre fierté en vous vendant des « les clodos c’est que des clochards alcoolos, le travail ya que ça de vrai » (travail, famille, patrie, wouh). Sans compter le fait qu’il est diablement facile de faire mentir une image, qu’elle soit fixe ou animée… Assez pratique quand on sait que le sens en lequel l’homme fait le plus confiance, statistiquement, c’est la vue.

Bref ! On vous prendra moins pour des cons si vous vous interrogez sans cesse et si vous vous fiez à votre Raison. Ça permet aussi de faire la chasse aux préjugés, aux idées fixes et à la Pensée Unique. Ne vous faites pas avoir comme ça m’est arrivé et n’ayez jamais trop confiance en votre jugement personnel… En tout cas, ne vous basez pas que sur lui. Cherchez toujours à avoir plus d’informations pour faire un choix qui vous semble important. Moi je croyais pouvoir faire sans, j’ai été bien déçue de me rendre compte que non. J’ai pêché d’orgueil, je ne sais pas encore combien les retombées seront amères pour moi. Je sais juste que je n’ai plus qu’à prier pour qu’elles ne soient qu’aigre-douces.

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Non, ça n’est pas un don !

On l’a tous entendu un jour, pour peu qu’on a su manier un truc un peu artistique. Ça vient souvent de Mamie Suzette ou de Tonton Roger, c’est rarement méchant, mais des fois tu te demandes s’ils le font pas un peu exprès… Oui, je veux, bien entendu, parler du don ! Ce truc tout chaud, précuit qui tombe dans la bouche des artistes talentueux (ou non d’ailleurs, faut juste être plus doué que Mamie Suzette -et c’est pas bien difficile-), d’après la pensée populaire.

Dans le monde du dessin, c’est souvent comme ça. On sait dessiner parce que les Cieux ont décidé de nous offrir dans leur immense mansuétude la capacité de représenter avec plus ou moins de poésie ce que l’on voit… Et personne ne se dit que dessiner, c’est à la portée du premier venu. Ben nan, hein, faut avoir une touche de génie, un truc transcendantal qui te pousse à faire un truc de folie quand les autres font des bonhommes bâtons. Alors je vais mettre les choses au clair. Toi. Oui, toi, là, qui ne sait pas dessiner. Ben c’est tout dans ta tête ! Tu peux dessiner, comme n’importe qui. Suffit d’une chose toute simple pour faire un bon dessin. Tu veux savoir quoi ? Allez, comme je suis bonne poire, je te livre le secret ancestral qui se remet de génération en génération par une poignée de personnes qui se destinent au dessin : c’est (roulement de tambour)…

Le travail !

Oui, je sais, c’est fou. Je te laisse le temps de te remettre sur ta chaise. Ceci étant dit, je vais quand-même briser un peu tes rêves : tu feras pas des dessins à la Guarnido après une semaine de travail acharné, hein, faut pas rêver. Mais tu peux te rapprocher du dessin moche que t’as vu dans la BD « le donjon de Naalbuck ». Si, si, je t’assure. En fait, suffit de faire preuve de patience, d’acharnement et de passion. Ah oui, nan, parce que faut aimer ça, sinon laisse tomber, tu feras jamais rien de bien.

Bref. Donc oui, le dessin, c’est du travail. Ce sont souvent des gens qui ont jamais arrêté de dessiner. Tu sais le copain de classe qui préférait gribouiller dans son coin plutôt que jouer au foot ? Celui là même qui aujourd’hui te fais une peinture à l’huile pour ton mariage. Ouais. Alors je pense qu’on peut aisément imaginer qu’une personne qui dessine depuis qu’il est sur les bancs de l’école va forcément un peu progresser. On a tous des yeux, suffit juste de savoir s’en servir et de pas les abrutir devant un certain écran dont je tairais le nom (tellement je crois qu’il est déjà avéré que je l’exècre au plus haut point). Après chacun sa sensibilité, sa manière de tirer parti de certains de ses défauts techniques, ou son envie de représenter ceci ou cela, qui fera que tu te pencheras plutôt sur de l’héroïc fantaisy, ou plutôt sur de l’aââart abstrâit pârce que yé souis oun artiste, tou vois ?

Donc le dessin c’est comme n’importe quoi : t’as besoin d’apprendre des techniques dans des cours académiques bien chiants, et après tu adaptes ça à ta sauce, en sortant des sentiers battus -ou pas- et en ne cessant jamais de dessiner, tout le temps, partout. Parce que t’es jamais au summum de ton art, que t’es éternellement insatisfait, etc, etc (je vais pas vous resservir le même menu à chaque fois). Alors on arrête d’admirer les dessinateurs en les targuant de génie, toussa. Et on arrête de dire qu’on sera jamais capable de dessiner.

Soyez honnêtes : dites juste que vous avez la flemme.

Lire l'article entierCommentaires { 2 }

Déclaration d’amitié

Tu vois, c’est ce genre de personne, là. Elle a du répondant, elle est bien loin d’être bête. Au fond, tu ne sais plus bien si elle est jolie ou non, toi, tu la trouves sublime. Dans sa transcendance, dans sa manière d’être, elle vit, pour de vrai, avec des yeux plein d’éternité. Parce que ce qui se trouve derrière fonctionne, à toute blinde. Peu importe si ça fonctionne mal… C’est simplement loin d’être lobotomisé.
Ça a toute cette verve fascinante, presque intimidante, ça a cette façon d’être brisé que l’on ne voit pas parce que ça les rend plus fortes, alors qu’elles ne le savent pas… Mais moi, je le vois.

Ces personnes que je me dois d’admirer en secret, parce que je n’ai ni la force ni le courage de venir poser un genoux à terre pour leur faire une déclaration passionnée, pleine de sentiments exacerbés par le rayonnement de leur être. Parce que ça ne se fait pas, en vrai, de crier son amour à des personnes avec qui l’on parle peu. Avec qui l’on ne parle plus. J’irais volontiers jouer de la guitare sous vos fenêtre pour vous chanter une ôde, si je savais chanter… Si j’avais une guitare. Et si je n’avais pas peur de sentir le seau d’eau glacée de votre regard.

Parce que ça ne se fait pas, même passionnément…

Une déclaration d’amitié.

Lire l'article entierCommentaires { 0 }

Les illustrateurs, à quatre pattes s’il vous plaît

Vous l’aurez peut-être déjà compris, puisque je le répète sans cesse : je suis étudiante en illustration & graphisme. En dernière année. Ce qui signifie que je vais devoir chercher (et trouver !) du travail, si je veux manger dès l’année prochaine.

Le monde de l’illustration, mes chers amis, c’est une sacré bataille et c’est parfois franchement ingrat. Comme on pratique quelque chose d’assez nébuleux, beaucoup s’imaginent que notre travail est de tout repos (le fameux stéréotype de l’artiste fumant un bédo, ses cheveux longs trainants dans sa peinture), que puisqu’on fait ce qu’on aime, on n’a pas à faire payer… Alors que bien souvent, on travaille autant que des étudiants en médecine, et c’est parfois d’autant plus dur qu’il ne suffit pas d’apprendre une définition par cœur pour réussir un exam’ (attention, je ne dis pas que faire médecine est facile. Je respecte énormément les gens qui étudient dans ce domaine. Je dis simplement que la médecine est une science exacte avec des bases à connaître, point. Après, évidement, il faut aussi réfléchir et utiliser sa cervelle pour être un bon médecin). Non, faire du dessin, pour être bon, c’est sans cesse renouveler sa culture, où qu’elle soit. C’est éplucher films, livres, BD, essais, biographies, science, histoire, sociologie etc. pour évoluer et ne jamais stagner, car c’est la pire chose qui puisse arriver à un dessinateur… S’enliser dans l’immobilisme est le cauchemar qui hantent beaucoup d’entre nous et pourtant, nous devons aussi garder une unité graphique afin de ne pas risquer de perdre notre (potentiel) lectorat. Tout est équilibre… Dessiner, c’est faire le funambule sur une page blanche avec un bâton de lumière : très beau, mais fort peu palpable. Pire que tout : notre plume peut être totalement biaisée si on traverse une mauvaise passe émotionnelle. Et pendant qu’on essaie de se remettre, le temps passe et l’argent s’épuise.

Par ce message, je ne cherche absolument pas à me faire plaindre : j’aime ce que je fais. J’ai la chance de faire des études dans ce domaine grâce à mes parents. Et je sais que les temps sont durs pour tous les « gens du peuple », et pas seulement les illustrateurs. Seulement, voilà. Illustrateur, c’est être le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Dans l’édition, l’illustrateur est celui qui est le moins payé alors que c’est lui qui créé. Pourtant, ce seront les libraires, les imprimeurs et les éditeurs qui profiteront au maximum de son travail. Pour vous donner un ordre d’idée, sur la vente d’un de ses livres, l’illustrateur touche 3% à 5% des bénéfices.

Pourquoi est-ce que je vous dis tout ça ? Parce que j’ai appris, via le blog de Louna &  de Tanxxx que le Salon de Montreuil (aussi appelé Salon du livre et de la presse jeunesse de Seine-Saint-Denis) a l’intention de faire payer les jeunes illustrateurs venant chercher du travail pour qu’il puissent montrer leur Book aux éditeurs & DA. La modique somme est de 10 euros, pour avoir l’honneur de rencontrer des gens qui risquent de vous refouler à 70% de chance. Et pour réservation, ça monte jusqu’à 30 euros (plus d’explications ici). Joie. Je veux dire, je me régale. Sérieusement, ça vous viendrait à l’idée de faire payer des chômeurs pour qu’ils aillent passer un entretien ? C’est quoi cette hérésie ?! Déjà qu’on doit accepter de brader ce pour quoi on se donne (parce qu’on met toujours un peu de soi dans une création), et en plus il faudrait qu’on accepte de payer les gens qui gagnent déjà de l’argent souvent à nos dépends ? Moi je dis non !

Vous allez me dire « oui mais euh, je suis pas concerné, je dessine pas ». Et bien si. Vous aimez lire ? Genre des bonnes BD ? Loisel, Trondheim, Bourgeon etc ? Vous aimez pas trop les sous-BD du genre « Les blondes » ? Et bien soutenez les auteurs ! Les gens qui ont du talent ne sont pas forcément ceux qui ont des sous à perdre. Si vous ne voulez pas vous retrouver avec des BD de gens qui ont réussit parce qu’ils ont des thunes, réagissez ! Protégez la culture de demain. Demandez à ce qu’on favorise un « Pilules Bleues » à un « Les Geeks ».

Merci.

EDIT : L’action n’aura pas été vaine et le résultat est là : le paiement est annulé. Merci à ceux qui ont réagit.

Lire l'article entierCommentaires { 3 }